L'éducation et la formation

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour faire des études (université, école, apprentissage, autres) ?

Faites-nous part des freins et difficultés que vous avez rencontrés pour :

  • trouver des informations fiables ?
  • trouver le bon interlocuteur ?
  • effectuer vos démarches administratives ?
  • bénéficier de vos droits ?
  • changer de situation ?
  • engager un recours si vous n’aviez pas pu bénéficier de vos droits ?
  • tous autres éléments du parcours administratif (vos remarques et suggestions sont les bienvenues)

  • Professionnaliser l'accompagnement du handicap en études

    FEDEEH - 20 Février 2018 - 20h41

    A l'occasion d'une discussioni avec Laurence, travaillant dans une Mission handicap, nous avons pu appréhender concrètement la difficulté de sa mission. Elle défend la mise en accessibilité d’un espace dans la bibliothèque universitaire. Elle ne parvient pas, depuis 2 ans, à faire entendre cette idée : silence des instances dirigeantes, rejet du corps professoral, etc.

    Les professionnels des missions handicap restent les meilleurs porte-paroles des étudiants handicapés compte tenu de leur rôle de médiation auprès des équipes pédagogiques et administratives. Leur légitimité dans l’organisation est un élément clé dans la réussite de leur mission auprès des étudiants.

    Leur niveau de qualification et leur statut est donc un enjeu majeur.

    Il devrait donc exister au moins un responsable handicap par établissement. Un
    statut validerait alors leur niveau d’expertise et leur légitimité dans l’établissement. Ces agents
    devraient être des cadres de la fonction publique (catégorie A) et soutenir des AVS souvent mal formées et précarisées.

  • Faciliter les cursus internationaux

    FEDEEH - 20 Février 2018 - 20h30

    Lydia, 20 ans, en séjour obligatoire pendant un an pour sa licence, va en Irlande. Sur place, à son arrivée, elle doit s’appuyer sur la Mission Handicap de l’université, mais n’a personne pour l’aider à trouver un logement, se repérer, etc. Le manque de contact complique beaucoup le passage des examens au 1er semestre.

    Pourquoi ne pas nommer, dans les consulats et ambassades, des référents handicap pour
    accueillir notamment les étudiants et jeunes actifs en situation de handicap souhaitant effectuer un,stage, un échange universitaire ou une expérience professionnelle (Volontariat International en Entreprise à l’étranger? Son rôle serait d’informer les personnes
    concernées du contexte local lié au handicap (aménagements, contacts ressources, etc).

  • Encourager le service autour des aides techniques

    FEDEEH - 20 Février 2018 - 20h27

    Sophie, 20 ans, étudiante aveugle documentaliste, éprouve de grandes difficultés à accéder à l’intranet de son établissement. Pourtant, son outil de retour vocal et l’accès au clavier des éléments du site (y compris ressources électroniques des éditeurs juridiques) devraient le lui permettre. Comme elle n’a jamais été formée à l’usage de tels logiciels et aux compensations qu’ils apportent, elle reste démunie alors même que le logiciel a coûté 2000 euros à l’établissement.

    Le volet Aides techniques de la PCH finance aujourd’hui exclusivement les aides techniques, selon un référentiel normé. Mais souvent, une aide technique n’a pas de sens si son bénéficiaire ne sait pas s’en servir de manière optimale. De plus, le temps d’auto-apprentissage, lorsqu’on quitte le lycée, est restreint et déjà consacré aux études.
    Certes, le support et la formation sont financés autour du volet Aides exceptionnelles, mais il est limité, alors qu’il pourrait servir à d’autres types de prestation. Il en résulte un renoncement à la formation, une sous-utilisation de l’aide technique, et une dégradation de sa capacité.

    Lorsqu’une formation est liée à une aide technique dans un dossier de demande de prise en charge auprès de la MDPH, elle n’entre pas en compte dans le plafonnement du volet 4 de la PCH.

    Ou bien pourrait-on créer un volet « Prestations associées aux aides
    techniques » qui prendrait en charge jusqu’à 30 heures de formation et 1 an de support pour les
    aides techniques. Question de gaspillage d'argent public!

  • Rendre accessible les outils pédagogiques des établissements

    FEDEEH - 20 Février 2018 - 20h15

    Marianne, sourde, ne peut pas réviser de façon efficace. En effet, les vidéos de formation en « E-Learning » pour les personnes sourdes/malentendantes ne sont pas accessibles en raison du manque de sous-titrages et une grande partie de ses cours sont uniquement accessibles de cette façon.

    Alors que certains établissements de l'enseignement supérieur et scolaire ont bien du mal à s’acquitter de leur obligation de mise en accessibilité du bâti, la loi pour une République numérique a enfin permis que cette obligation s’étende aux équipements techniques de ces établissements. Or, bon nombre de choix faits aujourd'hui ne tiennent jamais compte de leur accessibilité : écrans d'affichage, terminaux tactiles non vocalisés, intranet des établissements inaccessibles.

    Il nous semblerait cohérent et peu coûteux que chaque école s'équipe de logiciels adaptés; sur au moins un de ses postes de travail en libre accès. De plus, leurs infrastructures numériques devraient être accessibles (tableaux numériques via Smartphone, logiciels de traduction en LSF).

  • Imposer la publicité de l'accessibilité des logements

    FEDEEH - 20 Février 2018 - 20h10

    Maxence a visité plus de 25 appartements dans la région parisienne pour poursuivre son Master dans cette région, mais aucun n’est accessible. Alors qu’il est en période d’examens, cela lui prend
    énormément de temps et le fatigue beaucoup.

    Seuls 20 % des étudiants sont en
    cité universitaire. Pour les autres, il faut chercher par ses propres moyens, et pour un étudiant handicapé, il faut un logement accessible et où il soit accepté. Or, rien n’indique par avance que le logement est accessible.

    Pourquoi ne serait pas rendue obligatoire l'apposition, sur chaque annonce, du type
    d’accessibilité par déficience comme la loi l’impose pour les sites web publics?

  • Rattacher le financement de la prestation de compensation du handicap (PCH) au département de résidence des parents

    FEDEEH - 20 Février 2018 - 20h07

    Adrien, 20 ans, souhaite suivre une filière de langue italienne à l’université. Mais elle n’est dispensée que dans certaines régions et il vit à Paris. Après plusieurs démarches pour obtenir un logement adapté, il renonce, faute d’être accepté dans les logements CROUS adaptés sous la pression du département qui a refusé de prendre en charge sa PCH.

    le cursus adapté n’est pas nécessairement proposé dans son département. Il faut donc quitter le domicile parental pour se rapprocher de son lieu d’études. La mobilité peut cependant constituer une barrière insurmontable pour les étudiants en situation de handicap, dans la mesure où la PCH est versée par le département de résidence.
    Cette spécificité peut causer deux types de problème pour les étudiants en situation de handicap:

    - Au moment où l’étudiant fait sa demande de logement adapté, il n’est pas rare que celui-ci soit
    écarté sur décision du nouveau département qui ne souhaite pas verser une PCH supplémentaire. Ainsi certaines résidences peuvent privilégier les résidents de son département
    et rejeter les demandes extérieures, fussent-elles sous la responsabilité du centre régional des
    œuvres universitaires et scolaires (CROUS).

    - S’il est quand même accepté dans une résidence, il est fréquent que l’étudiant se retrouve sans PCH, car le département où il résidait ne la lui verse plus, et son nouveau département juge sa
    résidence transitoire et non définitive.

    La mobilité, si importante pour apprendre l’autonomie, la flexibilité et se former, s’en trouve alors
    compromise.

    Pour les étudiants, la PCH devrait être financée par le département de résidence de leurs parents, toute la durée de ses études, quel que soit le lieu où il les suit.

  • Généraliser la compensation financière pour les étudiants en situation de handicap

    FEDEEH - 20 Février 2018 - 20h02

    Maël, 30 ans, étudiant en histoire à Caen, souffre d’une infirmité motrice cérébrale (IMC) l’obligeant à décomposer chaque action, même les plus simples. Cette IMC l’a aussi rendu dyslexique et dyspraxique. Sa fatigabilité est ainsi décuplée et il doit suivre une licence en 6 ans. Mais, privé de prestation compensatoire du handicap forfaitaire (PCH), il doit travailler à côté de ses études pour percevoir les ressources nécessaires à l’accompagnement dont il a besoin. Cela le pousse à l’interroger sur la poursuite de ses études, sa fatigabilité lui étant devenue invivable et difficile à concilier avec son job étudiant.

    Si chacun peut lutter contre la précarité (en cumulant travail et études, en réorganisant les postes de dépenses), les marges de manœuvre sont réduites pour les personnes handicapées : difficile de trouver un emploi adapté au rythme étudiant et à son handicap, et de cumuler des efforts d’adaptation.


    Le forfait PCH (dit aujourd'hui Cécité car réservé aux personnes déficientes visuelles) devrait donc être rendu accessible à tous les étudiants porteurs d'un handicap, pendant les études pour compléter l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) dans ce contexte.

  • Proposer des tutorats étudiants, hebdomadaires et collectifs favorisant la réussite des élèves du secondaire handicapés

    FEDEEH - 20 Février 2018 - 19h57

    « Je n'avais absolument pas confiance en moi, en début de troisième, quand je suis arrivé dans le
    programme de tutorat étudiant PHARES à destination d’élèves du secondaire handicapés. Et là, ça va
    beaucoup mieux. (…) J'envisage d'aller en école d'ingénieur pour être ingénieur en aéronautique.
    (…). J'ai pu me dire que j'en étais capable, que je pouvais poursuivre dans la voie. Je suis en train de
    préparer le projet. Cela se passe super bien. » Quentin, bénéficiaire du programme PHARES à l’ESSEC en
    2014-2015

    Qu’il soit valide ou en situation de handicap, à potentiel égal, à efforts et travail équivalents, tout jeune devrait pouvoir envisager et réussir les mêmes études, en disposant des clés pour exploiter au mieux ses capacités.

    Pour conforter la confiance en soi, l'ambition et la maturation d'une vocation professionnelle, des solutions de tutorat étudiant existent, qui proposent aux collégiens et lycéens en situation de handicap des séances hebdomadaires et collectives de développement personnel,
    dans les établissements d'enseignement supérieur.

    Les Ministères devraient apporter un soutien plus franc aux établissements supérieurs et aux associations qui organisent un parrainage étudiant entre jeunes des écoles et élèves de collèges et lycée, vu le rôle complémentaire de ces initiatives avec les mesures des pouvoirs publics.

  • il n'a qu'à aller à l'université pour avoir des aides!

    raphavenir - 20 Février 2018 - 16h53

    Pour envisager les études après le BAC , j'ai du démarcher seule l'école supérieure souhaitée, et organiser 1 an à l'avance les modalités de prise en charge avec la mission handicap ( adaptation WC à mes frais, prévision d'étudiants volontaires pour l'aide matérielle , les déplacements et la prise de notes).
    Heureusement tout se passe bien pour ces 2 années de " prépa" (école du réseaux Polytech).
    Mais pour l'entrée en école d'ingénieur, tout va être à prévoir à nouveau et je me sens un peu seule!!
    Le gros problème sera l'hébergement et les repas et transports...

  • 20 ans apres

    Marie-francoise Carpentier - 20 Février 2018 - 16h20

    Que faire lorsque l'on est depuis 20 ans dans la maladie psychique?
    Qu'elles sont les perspectives d'avenir?
    .

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