L'emploi

Avez-vous eu des difficultés pour être reconnu en tant que travailleur handicapé (ESAT, entreprise ordinaire ou adaptée) ?

Faites-nous part des freins et difficultés que vous avez rencontrés pour :

  • trouver des informations fiables ?
  • trouver le bon interlocuteur ?
  • effectuer vos démarches administratives ?
  • bénéficier de vos droits ?
  • changer de situation ?
  • engager un recours si vous n’aviez pas pu bénéficier de vos droits ?
  • tous autres éléments du parcours administratif (vos remarques et suggestions sont les bienvenues)

  • epilepsie pharmaco-résistante

    GREGORY CATTEZ - 19 Février 2018 - 15h40

    Trop peu d'ESAT, liste d'attente a rallonge , de plus ils sont frileux a l'idée de prendre des épileptiques ,"bin oui ça ferait peur aux autres handicapés....." Donc ton dossier repasse en dessous de la pile.

  • Reconnaissance de travailleur handicapé

    ANNE GF - 19 Février 2018 - 12h00

    La reconnaissance s'est faite assez rapidement au tout début de ma carrière mais je n'en ai pas eu besoin tout de suite puisque mon employeur était sensibilisé. Cependant en changeant de travail, la médecin du travail m'a un jour expliqué que je prenais des risques et que mon employeur devait revoir ma fiche de poste et surtout entendre que je ne pouvais pas pallier aux absences des "salariés lambda". Mais là cela n'a pas été la même histoire, et j'ai fini à la limite du burn out car certains pensaient que je simulais (rétinopathie pigmentaire difficile de simuler .....) et que la médecine du travail les embêtait à faire une restriction alors qu'elle pouvait me mettre en incapacité!!!!

  • Handicap et travail en milieur ordinaire

    Valou69 - 19 Février 2018 - 11h16

    Comme j'ai été très bien conseillé pour remplir mon dossier de demande de reconnaissance, je n'ai pas ressenti de difficulté particulière. Par contre, le temps de traitement a été extrêmement long à l'époque. Comme je suis assez autonome dans mes démarches et que j'ai pu obtenir un bac+4, les soi-disant structure d'aide à l'emploi m'ont vite fait comprendre de continuer à me débrouiller moi-même. Peu d'aide sur le CV, peu de compréhension des difficultés liées à mon handicap et comme pour beaucoup, on me conseille de cacher ma RQTH sur mon CV. Je n'en parle qu'à la fin de l'entretien encore aujourd'hui.
    Ce qui est usant, c'est de devoir refaire les mêmes dossier tous les 5 ans, devoir se justifier encore et encore, prouver que notre audition ne reviendra pas, transmettre le renouvellement à notre employeur, etc, etc...

  • handicap et travail

    Dominique Saykotine - 18 Février 2018 - 16h59

    j'exerce dans la fonction publique donc pas de souci pour informer de ma RQTH mais... à part le matériel ergonomique... pas d'aide ! je suis à temps partiel du fait de mon état de santé et de mon handicap et je suis payée à temps partiel, j'exerce sur un secteur temps plein comme les valides, et on m'a refusé le télétravail ... je me sens maltraitée

  • TROP LONG

    Laeti91 - 18 Février 2018 - 16h47

    La MDPH a mis plus d'un an a traité mon dossier de RQTH. Super pratique quand on cherche un travail et quand on est suivi a pole emploi!

  • Une reconnaissance d'adulte handicapé obtenue dans la difficulté

    Géoarchéo - 18 Février 2018 - 14h02

    Des difficultés sérieuses dans mon travail m'ont contraint à faire reconnaître mon handicap (autisme Asperger). Obtenir un diagnostic d'autisme relève du parcours du combattant car seul, c'est impossible. Surmonter ces difficultés à communiquer avec les gens constituent un obstacle majeur. Pourtant rechercher les informations pour déterminer les documents à rassembler afin de constituer le document MDPH s'avèrent assez facile tant de nombreux sites internets dont ceux gouvernementaux sont clairs et précis. C'est dans la matérialisation de la constitution du dossier que cela se complique. Comment remplir ce dossier complexe qui fait appel à de nombreux formulaires et d'avis éclairés de la part d'un médecin du travail, d'un psychiatre au fait des Troubles du Spectre Autistique (TSA) et d'une assistante sociale d'entreprise . Heureusement cette dernière est une personne remarquable qui s'est muée en enquêtrice de terrain, dénichant l'impossible, à savoir un psychiatre libéral établissant un diagnostic conforme à ceux des Centres de Ressources Autiste (CRA) et un SAMSAH spécialisé dans l'aide aux adultes autistes sans déficience intellectuelle. Et ce sont les personnes de ce service qui ont pris en charge le montage du dossier.
    Finalement s'il fallait tirer une leçon de mon parcours, ce serait de porter une attention toute particulière au services sociaux des entreprises qui en disposent. Ce sont des collaborateurs clés en cas de difficultés concernant le maintien en emploi d'un salarié. Ils sont en première ligne pour le repérage d'adultes autistes sans déficience intellectuelle en difficultés dans le milieu du travail ordinaire. Mais ce parcours réussi n'a tenu qu'au dévouement d'une personne. Tous n'auront pas cette chance. Pourquoi ne pas faciliter la recherche de ces personnes ressources? L'idée d'un portail d'accueil et d'aide aux personnes présentant un handicap psychique ou cognitif et peut-être même ouvert à tous les handicaps pourrait être évaluée...

  • Problème de fond sur la procédure pour être reconnu inapte à l'emploi en milieu ordinaire

    besne35 - 18 Février 2018 - 12h32

    Pour être reconnue inapte à l'emploi en milieu ordinaire, notre fille a suivi un parcours consistant effectuer des stages dans diverses structures professionnelles. Comme prévisible, chacun de ses stages a été un échec, ce qui au bout du chemin a abouti à cette reconnaissance.
    Mais a-t-on mesuré l'impact sur une personne déjà fragile de ces échecs répétés, accompagnés à chaque fois d'évaluations qui, même si dans le meilleur des cas elles se veulent respectueuses ou bienveillantes, ne font que mettre en évidence ses manques, ses insuffisances, sa différence négative ? Sans parler d'une confusion pour la personne dans des discours nécessairement mensongers du type "oui, vous avez été appréciée, mais... il n'y a pas de place / tel élément ne vous conviendrait pas..."
    L'image de soi de notre fille en est sortie absolument détruite, l'année a été très difficile.
    Neurologues et psychiatres disposent sans doute de moyens diagnostiques permettant d'évaluer la possibilité d'un travail en milieu ordinaire sans avoir à passer par ses épreuves.

  • Emploi des parents d enfants habdicapes

    Estelle Frammery - 18 Février 2018 - 09h43

    Ce questionnaire ne fait pas mention de la difficulte que rencontrent les parents d enfant handicapes a concerver ou retrouver un emploi.
    Nous sommes nombreux a souffrir de precarisation de nos situations professionnelles car la prise en charge de nos enfants n est pas adapte aux horaires de travail. Bon nombre baissent les bras cessent de travailler d autres prennent des petits boulots certains parviennent a concerver leur emploi la plupart du temps dans la fonction publique mais pas dans le prive.
    Il serait bon que les employeurs puissent beneficier d un avantage type degrevement de charge car on sait tres bien que sans incitation il n y aura aucune avancee en notre faveur puis favoriser le teletravail et toute forme de contrat permettant au parent de reprendre le chemin d un emploi stable et non plus des petits boulots.

  • Trouver le bon interlocuteur

    sabar - 17 Février 2018 - 13h23

    Pour travailler en Esat, on ne sait où s'adresser et tout le monde essaie de vous décourager en expliquant qu'il y a de longues listes d'attente et qu'il n'y a pas de place pour tous les demandeurs

  • le handicap réduit votre capacité de travail mention figurant sur la RQTH

    Lebattementdailesdupapillon - 17 Février 2018 - 12h00

    - travail à temps partiel et aides sociales : alors qu’elle perçoit par exemple une pension d’invalidité complétée d’une AAH soit moins de 900 €, si une PH travaille de façon temporaire ou seulement quelques heures hebdomadaires (cours, piges, petits boulots), chaque euro gagné sera déduit de ses aides et remettra parfois leur attribution en cause…sans compter le temps de traitement du dossier qui peut laisser sans aucune ressource la PH pour une durée inconnue. Sa tentative d’insertion n’améliore en rien sa situation mais vient mettre en péril le fragile équilibre de sa survie.

    Sécuriser le parcours de la PH, en lui attribuant une aide qui ne soit pas sans cesse remise en question, est d’autant plus nécessaire que, comme c’est indiqué sur la reconnaissance de travailleur handicapé (TH) de la MDPH, « le handicap réduit votre capacité de travail »…. Il est surréaliste qu’un document administratif censé faciliter la recherche d’emploi du TH comporte une telle mention. Sur un marché ou la compétitivité et la compétition sont la règle, le TH a peu de chance de convaincre un potentiel employeur qu’il est un meilleur candidat qu’une personne « valide » ou « normale ».
    Si certaines incitations à l’embauche existent, elles ne sont généralement efficaces que lorsque l’employeur y a un intérêt financier et de préférence sans contre parties facilitant l’insertion du TH, qui doit malgré tout être aussi disponible et performant que ses collègues valides.
    Dans les faits, la plupart des lois et règlements supposés faciliter le parcours du TH dans l’emploi sont inefficaces et pas respectés. Par exemple, légalement un TH peut négocier lors de son recrutement dans la fonction publique, un contrat donnant vocation à titularisation. Dans la pratique, cette possibilité de s’inscrire durablement dans l’emploi, lui est refusée par les acteurs en charge du recrutement.
    C’est encore un combat inégal, dans lequel la PH a peu de chance de succès.

    Dans le système actuel, la PH est stigmatisée par un système qui pointe du doigt sa différence et la soumet à une réelle discrimination face à l’emploi. Il suffirait pourtant de petites adaptations de l’offre portant sur le temps de travail (temps partiel car le handicap génère des contraintes souvent chronophages) ou sur des modes d’organisation innovants (aménagement d’horaires, télétravail) pour les intégrer efficacement et durablement dans la monde du travail. Faute de pouvoir vivre de son travail, la PH est contrainte pour survivre de solliciter des aides sociales temporaires et aléatoires, qui ne lui permettent pas de s’investir sereinement dans une vie sociale et professionnelle, à la hauteur de ses possibilités physiques ou mentales.

    C’est une réforme complète qui est nécessaire pour permettre une vie digne aux PH et ouvrir le marché de l’emploi aux TH.

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